Réponse des candidats des 10 et 17 Juin 2012 à la question d'Alterlib

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ZINA AHMIMOU

 

Philippe LABANSAT pour l'association Alterlib
Tél : 06 23 27 30 48
Blog : http://alterlib.over-blog.com/ Courriel : alterlib@mailoo.org
Zina AHMIMOU – candidate LO sur la 12ème circonscription de la Gironde
ahmimouzina@hotmail.fr tel : 06 15 13 00 01
le 6 juin 2012
Monsieur,
A l’occasion des élections législatives, vous m’avez demandé de vous faire connaître "les lignes principales de notre projet politique dans le domaine de l'eau".
Je suis complètement d’accord avec l’affirmation de la Coordination Eau Adour Garonne que « l’eau est un bien commun universel auquel tous les habitants de la planète ont droit d’accéder et qui doit relever de la sphère publique : la ressource comme les services de production et de distribution de l’eau ne peuvent faire l’objet d’une appropriation privée ».
C’est exactement le contraire qui est à l’oeuvre. Les Suez, Veolia et Saur ont le quasi-monopole sur le marché, et elles se sucrent.
En mars 2012, à Marseille le forum mondial sur l’eau a pu faire ce triste constat : à l’échelle mondiale, le nombre d’urbains privés d’eau courante et d’assainissement a bondi de 20 % depuis le début du siècle ; plus de 80 % des eaux usées de toutes origines sont relâchées telles quelles dans la nature, et les maladies causées par l’usage de ces eaux impures feraient plus de 3 millions de morts chaque année.
Dans le domaine de l’eau, comme dans bien d’autres, ce sont les plus pauvres, les plus démunis qui sont les premières victimes de cette évidence : l’économie de marché nuit à toute la société.
Une étude, évaluant le coût de développement de réseaux corrects d’alimentation en eau, arrive à la somme de 61 milliards de dollars. Pour sauver les banquiers et leurs profits il y a trois ans, les États ont su trouver, en quelques jours, des centaines de milliards ! La comparaison parle d’elle-même !
En 15 ans, le prix de l’eau potable en France a bondi de 57 %. Le prix du mètre cube varie fortement d’une commune ou d’un département à l’autre, parfois du simple au triple. La tarification de l’eau reste des plus opaques d’autant que le marché de l’eau a été concédé au secteur privé depuis plusieurs années, et que des entreprises comme Suez environnement et Veolia se retrouvent bien souvent en position de monopole. Que, dans un pays riche comme la France, près de 2 millions de foyers aient du mal à payer leur facture d’eau et en viennent à restreindre leur consommation demanderait à ce que le nouveau gouvernement mette en place un grand service public à prix coûtant.
Il n'en sera évidemment pas question, même avec une participation d’une ministre écologiste. Pour l’eau, il en ira comme pour le reste. Quelques gestes symboliques en cette période électorale mais aucune mesure susceptible de changer la situation pour les salariés, pour les classes populaires.
C’est pour cela que j’appelle à voter Lutte Ouvrière, parce que c'est voter communiste, c'est se prononcer pour la renaissance d'un parti qui défende réellement les intérêts politiques et matériels des travailleurs.
Veuillez recevoir mes meilleures salutations
Zina Ahmimou

 

PASCAL BOURGOIS

 

Dans le programme d'EELV "Une eau de qualité pour tou-te-s"
 
Dans le monde, 88 % des maladies ont pour origine une consommation d'eau non potable, des installations sanitaires inadéquates ou encore une mauvaise hygiène. Chaque jour, ce ne sont pas moins de deux millions de tonnes de déchets qui sont déversés dans des cours d'eau.
 
Dans les pays développés, 70 % des eaux usagées d'origine industrielle sont déversées dans la nature sans être traitées. Dans 60 % des villes européennes de plus de 100 000 habitants, l'eau souterraine est utilisée à une vitesse supérieure à son renouvellement.
 
Appropriées par les grands groupes transnationaux du secteur, causes de conflits entre États, victimes de pollution du cœur des océans jusqu'à la sortie de notre robinet, l'eau et sa gestion à l’échelle globale sont un enjeu majeur au XXIe siècle.
 
L’eau, bien commun par excellence, doit être protégée des prévarications et pollutions.
 
Ainsi, les écologistes promeuvent :
·         La reconnaissance de l’eau comme patrimoine commun de l’humanité et la garantie de l’accès à l’eau potable pour chacun.
·         Le soutien de projets d'assainissement, de production et de distribution d’eau dans les pays qui en sont démunis par un partenariat "Public-Public" qui exclue toute recherche de rapport de domination.
·         Le refus de tout type de "solidarité" comme prétexte pour ouvrir des marchés aux entreprises françaises de l'eau,
·         La suppression de l’Accord Général sur le Commerce et les Services (AGCS) ayant fait entrer l’eau dans le domaine marchand et avec le FMI, impose aux pays exploités d'avoir recours aux entreprises privées pour bénéficier de l'aide internationale.
·         La perspective d'un “contrat mondial de l'eau”, reconnu sur le plan international et dont le respect soit garanti par une organisation internationale appropriée.
·         La création d’une Autorité mondiale de l'eau (AME) indépendante et intégrée aux Nations Unies, en sus et place de l’actuel Conseil mondial de l'eau, mis en place par Veolia et la Lyonnaise des Eaux.
 
Chez nous, une nouvelle politique de l'eau, écologique et publique, est nécessaire.
 
Chaque citoyen doit pouvoir bénéficier d'une eau non polluée au moindre coût, en renforçant la gestion publique et en préservant l’environnement. Une nouvelle loi sur l'eau devra voir le jour et remplacer celle de 2006. Quels en seront les fondements ?
 
  1. Protéger la qualité de l'eau en appliquant de façon rigoureuse les lois en faveur de la protection des milieux aquatiques, en renforçant l'arsenal législatif et en se dotant des moyens humains et matériels de faire appliquer les lois et règlements.
 
  1. Arrêter le gaspillage de la ressource en eau, en généralisant les programmes d’économie, en créant un double réseau pour l’utilisation des eaux potables ou non, en limitant les pompages afin d’assurer la protection des nappes.
 
  1. Interdire les constructions en zone inondable, appliquer strictement les PPRI (Plans de Prévention du Risque Inondations), réduire l'enrochement, et reconquérir les champs d'expansion des crues.
 
  1. Mettre en place une gestion de l’eau et de l'assainissement, publique et démocratique, par un retour à la régie directe des services d’eau et d'assainissement par les municipalités. Il faut développer les commissions locales de l'eau (consommateurs et associations de protection de l’environnement) en renforçant la présence des associations d'usagers et de citoyens.
 
  1. Instaurer une équité entre utilisateurs en supprimant les tarifs dégressifs accordés aux industriels et les coefficients de collecte et de prélèvement des redevances qui établissent une discrimination à l'encontre des consommateurs domestiques. Faire contribuer les agriculteurs en fonction de leurs prélèvements en eau et pollutions.
 
  1. Mettre en place une politique sociale de l'eau afin de faire respecter le “droit à l'eau pour tous” inscrit dans la constitution en assurant la gratuité de l'accès à l'eau par la suppression des parts fixes et abonnements. Instaurer une tarification sociale progressive.
 
  1. Démocratiser les instances en réformant en profondeur les Agences de l'eau qui devront avoir une politique essentiellement préventive et les comités de bassin qui devront être réellement représentatifs de la contribution des usagers.
 
  1. Créer un Haut Conseil de l'Eau et de l'assainissement en charge du conseil aux services publics locaux de l'eau et du contrôle de l'équité entre utilisateurs.

 

MELISANDE ELIAS

 

 Vous nous interpeller comme l’ensemble des candidats aux élections législatives sur la question de l'eau.

Notre réponse s’appuie évidemment sur le programme du Front de Gauche  qui sont détaillées dans le programme "l'humain d'abord " défendu par Jean Luc Mélenchon lors de la dernière élection présidentielle.

 

 

 

En priorité nous considérons que l’eau est un bien commun de l’humanité.

C’est une ressource naturelle que nous devons préserver et protéger, nous sommes pour un processus d’appropriation sociale de la gestion de l’eau et de l’assainissement.

Nous sommes pour une meilleure surveillance des nappes phréatiques, tant sur le plan environnemental que sur le plan des ressources, avec un collège d’expert  indépendant, mettre en place des mesures  rapides et efficaces pour palier à ces problèmes .

 

 Nous accompagnerons la gestion publique de l’eau par les collectivités territoriales compétentes afin de leur permettre d’en assurer la maîtrise publique et donc le contrôle par les citoyens, les élus et les usagers.

Nous sommes pour  un débat public sur l’utilisation de ce bien commun.

Les collectivités doivent décider de la gratuité des mètres cubes nécessaires à la vie.

 

ou encore des tarifs différenciés entre les ménages et les industriels. C'était le sens de la proposition de loi déposée par Marie Georges Buffet pour le groupe du front de gauche à l'Assemblée Nationale.

Nous sommes pour un grand service public de l’eau

Il devra mutualiser les moyens et les  investissements

 

 Il reposera sur une organisation décentralisée et contrôlée localement par les collectivités, les usagers et les salariés. L’État interviendra contre la marchandisation de l’eau en mettant en place un mécanisme de péréquation nationale pour permettre des tarifs d’accès égaux au m3, avec l’objectif que les dépenses d’eau par famille n’excèdent pas 3 % de leurs ressources conformément aux recommandations de l’OCDE. Nous voulons sortir du modèle économique qui fait supporter aux usagers, sur leur facture, l’essentiel des défis environnementaux et des futurs investissements nécessaires à la distribution et au traitement de l’eau, grâce à de nouvelles modalités de financement. Pour cela, nous créerons une filière publique des métiers et de la recherche sur l’eau et l’assainissement.

 

Sur cette question de l’eau primordiale à nos yeux vous pouvez compter sur les députes du FDG, notre engagement comme sur l’ensemble de nos propositions développées dans notre programme l’Humain d’Abord sera sans failles et avec détermination.

 

Voilà résumé en quelques lignes nos principales actions que nous souhaitons mettre en œuvre si nous sommes les représentants des habitants du Bassin d’Arcachon  à l’assemblée nationales

 

 

Mélisande Elias

Nicolas Meyer

Candidats du Front de Gauchesur la 8éme Circonscription

 

 

GUILLAUME BESSET

 

Voici ma vision sur la gestion de l’eau (centriste en faveur de l’environnement) :

 

1°) Relativiser : La situation actuelle pourrait être pire

2°) L’on peut cependant faire mieux en :

A°) Conservant la régie privée seulement pour la gestion courante avec remise en concurrence régulière et cahiers des charges contractuels et précis des communes (critères de bio conditionnalité contraignants)

B°) Mettre en régie publique les investissements de long terme (rénovation progressive de la distribution), les stations d’épurations et la facturation des clients finaux (proportionnelle simple pour tous (non dégressive pour les agriculteurs))

C°) Transparence totale sur tous les tarifs et toutes les consommations de la circonscription et analyses détaillées indépendantes de toutes stations d’épurations et autres points de mesures tout au long de l’année (monitoring temps réel disponible sur le web pour tout citoyen)

D°) application stricte du principe pollueur/payeur pour tous (citoyens comme toute entreprise). Accessoirement pousser une fiscalité environnementale simple et progressive, à large assiette, sous la forme de contributions incitatives sectorielles (sans exclure le nucléaire..) qui pourront être affinées par évaluation contingente des services environnementaux

E°) Concernant la biodiversité qui est une problématique plus importante encore que le réchauffement : Améliorer le fonctionnement de l’AE (Autorité Environnementale) et créer de véritables ECE (Espaces de Continuité Ecologiques), adapter le POS en fonction de la richesse équivalente (à partir des travaux scientifiques de la Fondation pour la Recherche en Biodiversité), au biomimétisme (eaux usées : Chimie verte mimant des enzymes de dégradation naturelle, membranes de nano filtration nouvelle génération, algues vertes sélectionnées absorbant les nitrates et produisant simultanément des biocarburants de 2me génération..)

F°) Objectif 100% d’agriculture bio (ou au moins raisonnée…(rappel, les cancers sont majoritairement dus au pesticides et autres ‘effets cocktails’) et les probs de reproduction aux phtalates & oestrogènes ‘like’)

G°) Sensibiliser les citoyens au tri (ne pas jeter les médicaments ou autres produits de chimie non verte dans les toilettes). Le prix de l’eau devrait suffire à ce qu’ils fassent attention, ce sont des adultes responsables..

 

=> Plus de prévention, moins de curatif - La santé publique ne s’en portera que mieux

 

Bien à vous,

Mr Guillaume Besset, AEI, 9me circonscription de la Gironde

 

MARIE-THERESE ALONSO

 

Bonjour
 
 difficile de vous répondre  sur l'eau  si vite  alors que vous m'avez  oubliée! 
 
 Néanmoins sachez que l'eau est un bien précieux qu'il ne faut pas dilapider. et que donc elle ne doit pas non plus être gratuite 
La  gestion en   régie est une bonne solution  ( comme avant à Libourne )
 
 en revanche trouvez - vous normal tout ce gaspillage  de papier  aux élections  et donc d'eau pour le produire quand la propagande officielle suffit  ( bulletins,  professions de foi  et  nombre affiches  limité aux emplacements  officiels? 
 Le  FN  le Front de gauche  sont les 1ers  à nous  envahir  de pollution visuelle! 
 
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